ZAA architects | Toit urbain – Les défis énergétiques et écosystémiques d’un nouveau territoire
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Architecture, Design, Montreal
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Toit urbain – Les défis énergétiques et écosystémiques d’un nouveau territoire

Toit urbain – Les défis énergétiques et écosystémiques d’un nouveau territoire

Presse de l’Université Laval – Collection Études urbaines – Publié en Juin 2015 – 398pages.


Chapitre 8 – Revitaliser la ville par les toits – Auteur : Zoubeir azouz.

Ce chapitre vise à contribuer à la recherche Ignis Mutat Res – Roofscape pour éclairer l’univers de l’architecture sur la capacité des toits à amener des solutions innovantes aux problématiques environnementales, dans un contexte urbain dense et à forte consommation énergétique. C’est d’autant pertinent que la volonté de réduire l’empreinte écologique des villes est aujourd’hui bien présente dans le monde de la recherche architecturale et urbaine. Pourtant, la réduction de l’empreinte écologique dans les villes serait une approche globale difficile à quantifier économiquement. Le manque de méthodologie standardisée est la cause principale de son maintien à la position d’une démarche exploratoire. Dans ce contexte, l’élaboration d’un dispositif numérique de simulation/évaluation des potentialités des toits est considérée comme un instrument d’aide à la décision pour les actions territoriales. Ce procédé est envisagé à partir de l’expérience de ZAA architectes sur trois interventions sur les toits de trois villes : Chicago, Montréal et Paris. À travers ces trois contextes, le toit est abordé comme un territoire d’investigation en contribution aux préoccupations reliées aux problématiques urbaines, notamment à l’atténuation des îlots de chaleur et à la gestion de l’eau de pluie. Globalement, les stratégies étudiées permettraient l’autonomisation des villes et la diminution de leurs dépendances vis-à-vis des ressources fossiles.

Description de l’ouvrage
Sous la direction de : Alena Prochazka, Sandra Breux, Catherine Seguin Griffith, Pierre Boyer-Mercier

Si le paysage urbain des toits constitue une préoccupation naissante au sein de la communauté scientifique, notamment au regard de l’impact écologique qu’entraînent ces étendues imperméabilisées, sa relation à l’énergie et à l’écosystème urbain demeure encore relativement inexplorée. Partant de l’idée que le toit détient un potentiel susceptible de faire émerger une nouvelle culture de l’énergie – tout en offrant des espaces qui proposent une qualité de vie et une qualité paysagère inédite où convergent la nature et l’habitat humain dense -, l’objectif principal de cet ouvrage est de poser les jalons d’une réflexion sur les conséquences du rôle de l’énergie et des écosystèmes sur les formes et les stratégies architecturales et aménagistes du toit. En ce sens, ce manuscrit s’organise en trois parties. La première partie expose des réflexions et prises de position sur la nécessité de mettre sur pied un développement soutenable. La deuxième partie offre un regard architectural et urbanistique sur le toit. La dernière aborde les multiples fonctions du toit. En portant un regard plus spécifique sur les cas de Montréal, Paris et Chicago, cet ouvrage fait place à des interventions de praticiens (consultants, fonctionnaires municipaux etc.), de chercheurs, d’architectes, d’étudiants et offre une réflexion interdisciplinaire sur un territoire en devenir que certains nomment ” la cinquième façade urbaine “.

Cette publication rend compte d’une des étapes du projet de recherche conduit par un collectif international de chercheurs. Intitulé L’épiderme aérien des villes au regard de la question de l’énergie et des modes de vie : prospective des formes et des stratégies architecturales et urbaines. ‘Learning from’ Chicago, Montréal, Paris, le projet fut l’un des huit lauréats du programme français de recherche ” Ignis mutat res. Penser l’architecture, la ville et les paysages au prisme de l’énergie ” (2011-2015) piloté par le Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère du ministère de la Culture et de la Communication (France) en partenariat avec le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie (France), l’Atelier international du Grand Paris, Veolia Environnement et l’Institut Vedecom.